<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951</atom:id><lastBuildDate>Thu, 18 Aug 2011 12:43:02 +0000</lastBuildDate><category>Munch</category><category>Erik Satie</category><category>jean-françois laville</category><category>Kurt Cobain</category><category>couture</category><category>Monique Ranou</category><category>breaking bad</category><category>podium</category><category>Mariage</category><category>nostalgie</category><category>strip tease</category><category>bien positionnel</category><category>Chablis</category><category>Chablis Grand Cru</category><category>Bruce Wayne</category><category>Train</category><category>sncf</category><category>Egypte</category><category>Quick</category><category>Cuissardes</category><category>Parrain</category><category>Pauline</category><category>La Ferme Célébrités</category><category>dos</category><category>thunderbird</category><category>Eye in eye</category><category>vin</category><category>Saint Pierre</category><category>bombe artisanale</category><category>Eurostar</category><category>lévriers</category><category>Moody</category><category>35h</category><category>MMS</category><category>Hallal</category><category>propagande</category><category>Mick Jagger</category><category>Provocation</category><category>auchan</category><category>neige</category><category>Milan Kundera</category><category>Vincent Perrot</category><category>calcitonine</category><category>Autel</category><category>grand jury</category><category>spleen</category><category>jeux olympiques</category><category>clitoris</category><category>échafaud</category><category>CAP</category><category>Rome</category><category>ta mère</category><category>Bukowski</category><category>demi molle</category><category>tellier</category><category>jury</category><category>ninja</category><category>jeunes</category><category>collants</category><category>Skins</category><category>siciliens</category><category>Minikeums</category><category>Noir et blanc</category><category>funambule</category><category>Handy Bag</category><category>Saint Cyr</category><title>Correspondances Modernes</title><description>Correspondance Modernes est un blog critique. Le regard de deux jeunes hommes, Buk et Lew, sur notre société, son évolution, son histoire, son avenir, ses peurs.</description><link>http://oraisons.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>43</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7877130183072545351</guid><pubDate>Mon, 18 Jul 2011 21:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2011-07-18T23:16:00.223+02:00</atom:updated><title>Monte-Christo</title><description>Je découvre cette nouvelle interface Blogger avec stupeur et retenue. Tout y est sobre et plus mature. Telle nous. Nous avons grandi, des expériences nous ont façonnées encore un peu plus, le tout nous a usé davantage chaque jour pour nous révéler à nous-même, tel la statue de Glaucus qui se corrompt pour mieux se dévoiler.&lt;br /&gt;Nous avons changé Buk, pour nous trouver. La douleur forge. Tu vis ta vie désormais, enfin. Nous nous tiendrons bientôt face à la mer, tels des enfants, toi dans ton trench De Fursac, moi dans mon fameux blazer Celio Club qui aura été témoin de nos plus fameuses frasques : "bagarre Peuple Belge", "entrée boîte RnB Cracovie", "Cigare-Salade". Des mots-clés fermés à double tour. Du chapeau noir couvrant nos tristesses&amp;nbsp;d'antan. Le bonheur nous envahissait sur cette modeste terrasse dont tu fus le locataire pour un temps. Une nouvelle vie s'ouvrait à toi, une nouvelle plaie s'ouvre à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien longtemps, nous nous écrivions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amicalement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7877130183072545351?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2011/07/monte-christo.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-1950398457204130778</guid><pubDate>Fri, 15 Oct 2010 19:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-11-21T19:19:26.605+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Parrain</category><title>Le décès</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew,&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est avec un clavier QWERTY que je reprends nos correspondances modernes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A des milliers de kilomètres d'ici, ma famille pleure sans moi, et sans lui : &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/02/buk-le-lit-dhopital.html"&gt;Jean-Louis&lt;/a&gt; est parti.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont sans doute tous réunis chez Odile, la sœur de mon père, la femme du défunt mari. Les seuls mots audibles sont sans doute ceux de ma tante tels que &lt;i&gt;"Tu veux un café ?"&lt;/i&gt; ; ces phrases banales qui ont une importance lugubre trouvent un écho dans la pièce où git un corps inerte. Mon père domine sans doute la situation, c'est lui le patriarche. Ma tante trouvera ce soir un lit terriblement froid, terriblement vide. Il en sera ainsi pour le reste de ses jours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ici il pleut, le temps n'incite à rien, alors j'écris dans cette capitale qui ne m'inspire pas. Ce n'est qu'une pale reproduction de nos villes millénaires. Un peu comme si les Chinois avaient créé des villes contrefaites.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean-Louis est le deuxième mari d'Odile. Je le connais depuis plus de dix ans, je crois. Très malade depuis plusieurs mois, je lui ai rendu visite assez souvent à l'hôpital. Jean-Louis n'a pas connu d'autre continent ,je crois. Il est trop tard pour le lui demander ; c'est souvent le même constat. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean-Louis venait d'avoir 53 ans et était très malade, il ne pesait plus que quelques kilos. Sa première femme est morte dans des conditions douloureuses, elle lui a donné un fils, Jérôme, devenu mon nouveau cousin., modèle familial commun de nos jours. Jean-Louis a connu une enfance malheureuse, malade et loin de ses parents. Il a trouvé refuge dans la cigarette, qui l'a tué à petit feu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'aurai plus de discussion avec lui, plus jamais. Ces discussions qui portaient souvent autour d'une passion commune : Napoléon Bonaparte. Une exposition présente des œuvres rares relatant sa vie, ici, au Palais des Beaux Arts de Montréal. Je l'ai visitée deux fois, et songeais déjà à lui parler de François Pascal Simon Gérard, d'Antoine Denis Chaudet, de Jean-Pierre-Marie Jazet, de Jean-Léon Gérôme ou encore de Laslett John Pott, tous ces noms que j'ai gribouillés sur des bouts de papier et que je retranscris difficilement en QWERTY. Nous n'échangerons pas sur ces noms, pas plus que sur l'histoire. Jean-Louis est inanimé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas sous la main ce passage de Houellebecq, dans Les Particules Élémentaires ; dans ce dernier il y décrit la vie de ces gens, ces milliards de gens dont l'Histoire ne retiendra pas le nom, ou l'existence. Jean-Louis en fait sans doute partie. Il a été fidèle à sa femme, serviable, bon père de famille, formidable ami ou collègue, discret compagnon de route. Mais le caractère mortel de notre forme humaine l'a rattrapé, sans songer à lui laisser une place de rang dans l'Histoire du Monde. Pourtant il a participé à la mise en place de cet équilibre géant et silencieux, presque insoupçonnable. Il a permis à son arbre généalogique de gagner en ramifications, laissant à ma tante le soin d'accompagner son fils sur le chemin de la vie. Ma tante, à cause de problèmes de santé&lt;em&gt;&lt;/em&gt;, n'a et ne pourra jamais avoir d'enfants. Son arbre généalogique a atteint sa limite maximale. Plus jamais de bourgeons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lisais &lt;i&gt;Un Roman français&lt;/i&gt; de Beigbeder quand j'ai appris la nouvelle via Facebook. Les obsèques auront lieu mardi et je ne pourrai pas rentrer. Pire encore, alors que Jean Louis livrait son dernier souffle, je fricotais avec une Canadienne après avoir pris des rails de coke en compagnie de mon amie et son coloc gay. Sans doute l'influence de Beigbeder sur mon esprit évadé. Alors que j'étais plein de vie, Jean-Louis trépassait&amp;nbsp;au même instant, &lt;i&gt;jetlag included&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus le sens de ce billet, sans doute n'en a-t-il pas. Ce soir je vais recommencer mes conneries insipides, du haut de mes 25 ans. Sortir avec mon amie aussi jalouse qu'athée et son coloc gay. Pour rien finalement. Pour ne pas écrire de page dans l'Histoire, mais pour participer silencieusement à la mise en place de cet équilibre chimique ou moléculaire géant. Loin de mes bases, cela a sans doute plus de cachet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lew, ces derniers temps tu as atteint ton équilibre et j'en suis heureux. Cet équilibre que je t'invitais fréquemment à provoquer. Cela nous a couté beaucoup, mais moins que ce que la rumeur prétend. Deux amis qui se séparent quelques mois pour moins se déchirer, malgré des points de vue identiques mais des procédés divergents, le tout salement brassé : des rumeurs, des légendes et autres créations de l'esprit collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions peut être dû courir ce 12 juillet 2010. Nous avons préféré l'aspect rugueux du marathon au&amp;nbsp; rythme épuisant du sprint. Nos vies semblent de nouveau équilibrées, peut-être l'occasion de former de nouveau ce binôme créatif et désormais moins dévastateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais reprendre une activité normale, comme l'émission de substances lacrymales sans conséquences immédiates par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buk &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-1950398457204130778?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/10/le-deces.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-4084365139554902037</guid><pubDate>Mon, 12 Jul 2010 11:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-12T13:21:33.070+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Provocation</category><title>Le chemin</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon correspondant déphasé, ma pêche talée, le subrécargue d'un affréteur azimuté, ce billet t'est dédié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous nous étions entendus : je devais rédiger le premier billet érotique. Il attendra et elles attendront.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le contexte actuel veut que je &lt;i&gt;"passe la seconde&lt;/i&gt;", si tu me permets cette expression de paysan.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nombreux sont les satellites à graviter autour de toi ; tu les troubles et les impressionnes à juste titre. Tu es beau, drôle, cultivé et intelligent. Ton sens de la répartie est vétu d'une cravate, ce qui asseoit une présence que je ne contesterai pas, trop heureux de vivre cela à tes côtés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La vie est un jeu, et tu viens d'en terminer le premier stage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jury t'a attribué cette mention : "Candidat brillant et désintéressé, ascension sociale à prévoir, mérite le meilleur".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bravo !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais c'était trop facile pour toi. Tu étais génétiquement prédisposé à cela ; la Nature t'a aidé, remercions-la.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu es presque prêt pour le deuxième stage, avec plus de monstres, moins de pouvoirs et ce temps qui ne cesse de fuir, vers une fin que nous ne maitriserons pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour le stage 1, j'avais imaginé, en tant qu'Architecte, un désert. Cet immense désert est beau, quelque soit la direction choisie. On n'y prend pas de décision, on survit et on flâne sans GPS. Il y a peu de pertes dans le premier stage. Quelques accidents de voiture, quelques meurtres ou une maladie grave. Vraiment peu de pertes, &lt;i&gt;"une broutille statistique"&lt;/i&gt; m'indique TNS SOFRES.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu as validé ce stage, et je t'en félicite. Mais ce n'était - entre nous - pas très difficile : ce désert est beau quelque soit la destination choisie. Tu as flané, volé, flotté lors de ce stage et tu as terminé devant tes petits camarades. Le jury place ses espoirs en toi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le stage 2 est peut-être bien le dernier alors il est naturel d'angoisser... Il n'est plus question de désert, ni de beauté. Le parcours flexueux est balisé, cela ne devrait pas te poser de problème. Ton habilité et ta dextérité devraient t'aider à ne jamais sortir du chemin. Si d'aventure tu en sors, je serai là et te tendrai la main.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ce stage 2, j'ai imaginé une difficulté supplémentaire : la "traversée" du chemin sinueux ne se fera pas seul. Les ennuis commencent. La course se fera en tandem, main dans la main. Il faudra penser pour deux. L'objectif n'est plus personnel mais partagé, l'égo est mis de côté et les satellites disparaissent un à un, notamment lorsque l'un d'entre eux rejoint son stage 2. Lew, des satellites vont vouloir te ramener dans le stage 1, ignore-les solidement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Libre à toi d'ajouter des difficultés telles que des &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/07/poussette.html"&gt;poussettes&lt;/a&gt;, du chômage, des maladies ou encore des pannes d'érection (tu peux même mixer les problèmes, la Nature intervient de moins en moins).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, j'ai aperçu ton chemin flexueux et peut-être vertueux. J'ai ce talent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je serai à 20h devant chez toi. Prends tes baskets, ton short et un litre d'eau : je te montrerai le passage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet après-midi je ne répondrai à aucune de tes sollicitations.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si tu ne viens pas, je te souhaite de passer du bon temps dans le stage 1, ce niveau facile. Tu seras longtemps premier, mais il est facile d'être premier quand on est seul.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-4084365139554902037?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/07/le-chemin.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-9002278336517592672</guid><pubDate>Thu, 08 Jul 2010 23:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-07-09T13:21:18.028+02:00</atom:updated><title>Poussette</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk, ma&amp;nbsp;châtaigne&amp;nbsp;braisée,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toi qui aime le chlore,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t'ai quitté il y a quelques minutes, non loin ce restaurant où tu as dégusté un carpaccio. Ton oeil était mutin et rieur en mangeant cette viande morte qui avait dû subir une multitude de transformations formelles avant d'être managée par tes sucs digestifs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu n'es pas heureux, et je te comprends.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma table est jonchée d'objets improbables : de la lessive marque&amp;nbsp;distributeur&amp;nbsp;(c'est la crise), une brosse adhésive pour peluches de costume, une bouteille de Cabernet-Carmenere du Chili, une carte de visite de Frédéric Clowez (je sais même pas qui c'est), "Chargé de mission TIC auprès du préfet de la Région", un dentifrice Signal (&lt;i&gt;Soin gencives&lt;/i&gt;, j'ai toujours considéré que dans l'offre&amp;nbsp;pléthorique en dentifrices il était fondamental de choisir l'option &lt;i&gt;soin gencives&lt;/i&gt;). Je cherche la cohérence dans tout cela mais rien ne se dessine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma semaine est jonchée d'activités improbables : du roller à Brigode (quartier huppé de Villeneuve d'Ascq où, un jour, j'aurai un Jack Russell, ainsi qu'une maison), des regrets, Le Déclin de l'Empire américain, une boîte de cas soc' ayant emprunté le nom d'un fameux club londonien pour se donner une consistance nominale, mais certainement pas anale, des épinards à la&amp;nbsp;crème, des sushis, des Cuba Libre, des pieds dans l'eau.&amp;nbsp;Je cherche la cohérence dans tout cela mais rien ne se dessine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma journée est jonchée d'annonces improbables, d'&lt;i&gt;une&lt;/i&gt; annonce improbable. Je ne te l'ai pas dit, mais en ce jour funestement glorieux du 9 juillet 2010, j'ai appris que j'allais être papa pour la première fois. J'ai toujours considéré mes testicules sinon comme&amp;nbsp;excroissance&amp;nbsp;érogène, du moins comme une problématique&amp;nbsp;sournoise&amp;nbsp;à gérer lors d'un croisement de jambe trop violent. Désormais, elles sont &lt;i&gt;parties&lt;/i&gt; prenantes dans la chaine causale de la vie, dans l'universalité du monde, dans ce qui nous fait et fait advenir homme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des questions m'assaillent tel un essayage : suis-je bien de père ? Sera t-il mignon (75% des bébés ont une curieuse ressemblance avec un jambon de Parme, assumons notre cynisme) ? Comment vais-je annoncer ça à ma mère ? Sera t-il aussi poilu que son cher papa (Dès la naissance j'entends, ce qui serait un drame dans le cadre d'un tissage social : exclusion, railleries, racket) ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors tu vois mon cher Buk, je t'annonce avec gravité la chose suivante, et je te demande de lire les mots qui suivent avec attention : &lt;i&gt;rien ne sera plus pareil, tout est terminé, tout s'amorce dès aujourd'hui&lt;/i&gt;. Dans une emphase gay, je décide de te confier mon sentiment profond quant à cet évènement : j'ai le sang glacé, et en même temps, je ne me suis jamais senti aussi vivant. Ma vie a désormais un sens. Je suis un vecteur ayant une origine (utérus), une direction (la perpétuation d'une espèce en pleine décadence), et une longueur (ma durée de vie). A l'extrémité de ce vecteur, je laisserai mon enfant. Je le laisserai à ce point précis. Je n'existerai plus et pourtant&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; j'existerai &lt;/span&gt;à jamais&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors on peut bien s'émerveiller devant le complexité&amp;nbsp;brevetée&amp;nbsp;du procédé Nespresso ou encore devant l'incongruité du langage C++ : quand on apprend ce genre de nouvelle et&amp;nbsp;que l'on prend conscience avec un vertige absolu que l'on va être père, tout vacille et tout renait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rassure-toi, tu seras le parrain de cette progéniture, comme je te l'ai promis il y a de longs mois déjà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t'aime.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-9002278336517592672?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/07/poussette.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7645687990704784504</guid><pubDate>Wed, 30 Jun 2010 11:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-30T16:47:03.903+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Mariage</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Saint Cyr</category><title>Le mariage</title><description>&lt;div style="text-align: auto;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px;"&gt;Mon c&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;her Lew,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci tout d'abord : tu me permets de casser la règle qui a façonné ce blog : nous ne correspondrons pas cette fois-ci, je te sais préoccupé. Je publierai donc deux billets de suite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, ce week-end avait lieu, tu le sais, le Mariage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des dizaines de personnes allaient se rencontrer, naïves, pures et innocentes. Tout cela autour de deux êtres qui vont s'engager. L'Humanitaire et le Militaire donneront naissance à l'Humilitaire, sorte de militaire humide. &lt;a href="http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/i/illusio.html"&gt;L'&lt;i&gt;illusio&lt;/i&gt; &lt;/a&gt;n'a jamais été aussi pur qu'au cours d'un Mariage. Nous aurons une seule fois la possibilité de faire une bonne première impression. Mais pourquoi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le cadre est idyllique, les gens sont doués pour l'expression des sentiments. Le message passe. Les hommes transpirent, les femmes usent de leurs éventails et des bulles assènent l'allée, lieu de passage des désormais "Mari et femme". Des regards se croisent, complices sans raison. La malice n'a pas encore frappé. Le scénario et la décoration sont l'oeuvre&amp;nbsp;d'Américains, je n'ai pas de doute.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, il n'y aura pas de victoire à la fin de tout cela, pas plus qu'il n'y aura de vainqueur mais j'ai aimé l'idée selon laquelle des groupes et des individualités&amp;nbsp;s'entrechoquaient pour former une fête. Pourquoi m'a-t-on invité à m'asseoir ici ? Leur ressemblé-je ? Me ressemblent-ils ? Avec qui danser ? Faut-il boire à l'excès ? Serai-je fier de moi ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les militaires lancent les assauts à coups de chants de guerre, voire de chants de fête. Je n'écoute pas car je rédige déjà ce billet, je sais qu'il y aura les mots "chimie", "proxémie" et "&lt;i&gt;illusio&lt;/i&gt;". Pourtant les Militaires sont doués, le corps solidaire qu'ils forment peut laisser&amp;nbsp;pantois. Si je n'avais pas dit à la Commandante Psychologue (rousse en plus) que je la trouvais "canon" lors des tests de personnalité de Nancy (OST pour Saint Cyr le 3 Février 2009, "Candidature Instable", je me permets un smiley :) ), j'aurais été nommé Capitaine, c'eut été énorme et la Mariée le sait. Au lieu de cela je suis un mercenaire insatiable, peut-être même un déserteur trop hétérosexuel. Les pilotes de chasse disposent d'une stratégie silencieuse et sont intelligemment répartis dans la salle, il y a un peu de géopolitique dans ce Mariage. Les Pete Mitchell célibataires sont mis sur de bons rails.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La riposte civile semble vaine, les blagues et autres démonstrations ont moins de piquant mais véhiculent plus de passion. C'est ainsi que je déclare une guerre intérieure alors qu'on ne m'a rien demandé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La &lt;a href="http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=141&amp;amp;Itemid=44"&gt;théorie de la proxémie&lt;/a&gt; explose : les gens peuvent parler et se confier. La fête qui suit l'union est semblable à cette bulle que décrit Hall. On s'y sent bien car on est forcément semblables aux invités.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, cela permet beaucoup de choses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Photographies, éclats de rire, blagues et réparties incessantes, pas de danse, bonne humeur et confessions ornent le Mariage. Les gens sont en confiance, ils exhultent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain aura lieu ce que j'appelle la gueule de bois sociale : il faudra parcourir ces nombreux kilomètres que j'abattais solidement à l'aller, pour retourner chez soi après avoir remercié tant de personnes, inconnues il y a 24h. La Bulle a explosé, il n'y a plus de proximité qu'avec mon congélateur vide et mon micro ondes éteint. L'heure des échanges euphoriques est terminée, il n'en restera que de bons souvenirs. On garde le contact car on sait que les gens rencontrés ci et là pourront être importants.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet assemblement de personnes n'aura plus lieu. Le hasard et la chimie ne s'associeront plus pour offrir ce spectacle unique, il fallait partir sans regret. La gueule de bois&amp;nbsp;sociale a sans doute envahi beaucoup d'esprits, parfois même inconsciemment. Les gens iront au cinéma, en terrasse, liront ou dormiront. Le lundi matin sera terrible : la&amp;nbsp;lucidité renait. L'euphorie et la joie cédent leurs places à un quotidien banal, balisé par des objectifs et autres tableaux de bord ingrats.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce mariage avait une saveur particulière ; je ne saurais la décrire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les gens m'ont poussé à revenir sur Facebook. Mon vrai "je" est là, prêt à accepter de nouvelles missions géopolitiques alors qu'on ne lui a rien demandé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y aura d'autres mariages et d'autres associations chimiques euphorisantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et peut-être son sourire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;object height="340" width="560"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1ivaV7Ay8Ac&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1ivaV7Ay8Ac&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="420" height="255"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7645687990704784504?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/06/le-mariage.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-4393594828127229909</guid><pubDate>Thu, 24 Jun 2010 09:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-09-21T16:38:50.208+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>auchan</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>grand jury</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>jury</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>ta mère</category><title>Le 40ème billet</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon plan anti-sécheresse florale,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des "fans" nous répondent. Je dirais même qu'elles te répondent car tu les as provoquées. Leurs clitoris ont associé leurs forces pour lutter contre nos écrits. Les gens trouveront leurs réponses ci-après.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir j'ai revu Anne-Sophie, après le concert de Dvorak. Tu étais assis à côté de moi, tu as sans doute versé une larme. Anne-Sophie est resplendissante. Sa mère l'accompagnait, la soirée fut des plus plaisantes. J'aurais pu repartir avec la serveuse qui était, d'après elle, sous le charme. Mais je n'ai pas voulu. Toutes ces histoires d'escaliers, d'érections et d'orgasmes commencent à m'ennuyer. Le lendemain il faudra tout justifier : pourquoi es-tu célibataire ? pourquoi moi ? pourquoi on ne se revoit pas ? pourquoi on se revoit ? pourquoi pourquoi ? &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je constate que tous les satellites autour de moi, appelés "gens", sont en dépression. Et souvent ces gens ne sont pas déçus par eux-même, mais par leurs rapports avec l'Autre. Comme si l'Autre était important... Les gens ont besoin d'un miroir, d'une validation, il n'y a plus d'ermite. Mais vous connaitrez tous la même fin. Ce matin j'ai pleuré sous la douche, tel un élève sûr de lui face à un jury impitoyable. Il n'y avait pas de jury sous ma douche pour des raisons techniques. Je n'aurais pas pu pleurer lorsque je n'étais pas seul dans mon appartement. Maintenant, je le peux. Constatant cela, la serveuse m'aurait pris pour un demeuré si nos corps avaient échangé &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/06/voyage-au-bout-de-la-nuit.html"&gt;ces fluides que tu décris si bien&lt;/a&gt;. Je retournerai seul dans ce restaurant. Je porterai des lunettes de soleil et lorsque je les ôterai, son sourire ravageur dévastera mon cortex. Je prendrai son numéro. Tu connais la suite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pleuré car il y a 48h, j'appelais ma tante, hospitalisée. Au téléphone elle me disait "Tu as failli aller à l'enterrement, tu sais". Les gens disparaissent ainsi. Elle poursuivait par "Mais le bon Dieu n'a pas voulu de moi" avant de me témoigner l'amour qu'elle me porte. A moi, l'imbécile heureux qui ne lui rend jamais visite à cause de la "distance". Elle raccroche faiblement, sa voix est celle d'une femme âgée alors qu'elle n'a pas 60 ans. Sa vie meurtrie n'aura servi à rien, comme toutes les autres. Mais elle n'aura pas voulu le Mal, elle aura vécu la libération de la femme avant de terminer accouplée à un Occidental qui se prend pour Jean Gabin, la gueule en moins. Mais elle n'est pas morte. Son corps envoie des ondes. Elle&amp;nbsp;interagit&amp;nbsp;loin de moi et je ne perçois pas le résultat de ses interactions sans doute vraies, fortes, mais isolées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis au top de ma forme. Voici les lettres de nos "fans".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je te reverrai mercredi, le mariage qui a fait couler tant d'encre a lieu dans 48h.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-4393594828127229909?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/06/le-40eme-billet.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7309417146264057131</guid><pubDate>Tue, 22 Jun 2010 19:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-22T23:08:33.253+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>collants</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Chablis Grand Cru</category><title>Voyage au bout de la nuit</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment où j'écris ces mots,tu erres sans doute dans le Vieux-Lille à la recherche de quelque chose. Personnellement, j'ai préféré la singularité d'une soirée en solitaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En dégustant un verre de vin d'Argentine, des pensées me sont montées au nez, celles de mots partagés dans l'intimité entre des corps qui décident de s'offrir l'un à l'autre. Sans trop savoir pourquoi (en fait si), des corps se sont offerts au mien, un jour, une &lt;b&gt;nuit&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on montre l'escalier". Le bon mot de Clémenceau. Je repense avec une nostalgie constante à cette &lt;i&gt;montée des marches&lt;/i&gt; où la certitude de pénétrer un corps encore inconnu se dessine à mesure que les pas s'enchainent dans un escalier où se sont échoués ça et là des emballages de bonbons de type Krema ou encore La Pie qui chante. On voit alors déambuler devant nos yeux émerveillés ces formes tant désirées qui deviendront dans quelques minutes autant de grain de peau devant lequel s'évanouir intérieurement, autant d'intimité qui au final nous resteront à jamais inaccessibles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Nota bene : la fille doit toujours nous précéder dans un escalier, en cas de chute, true story. Sauf, sauf, si elle porte une jupe ou robe.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne suis pas de ceux qui veulent baiser, et tu le sais. Dans quelques minutes, je sentirai l'intimité de cette fille s'humidifier sous ma langue. Mais cela n'est pas encore, mais l'est déjà à la fois. Alors on repousse ce moment qui adviendra pourtant. On propose un verre de vin. Citer le cépage est toujours un moment délicieux. "J'ai du Chablis Grand Cru, ça te va" ? Bien entendu que ça lui va. Moi ça m'ira en tout cas. Après deux verres, le désir s'émousse, l'entendement des mots vacille, tout recèle de sous-entendus que seuls les deux protagonistes perçoivent, ensembles. Il est nécessaire de mimer une certaine retenue lors de la &lt;i&gt;découverture&lt;/i&gt; de cette île. La retenue implique l'évocation. L'évocation implique le désir. Le désir est promesse de plaisir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le désir de soulever cette jupe n'est plus tenable. Il y a des collants. Sous ces collants il y a des jambes. Des jambes qui se sont offertes au regard de tous, mais qui malgré tout nous sont promises. Dans quelques minutes, la peau de nos mains sentiront le moindre centimètre carré de sa peau avec une intensité rare. Cette volupté de deux peaux l'une contre l'autre est rare au final à l'échelle d'une vie. Pourtant, cette intensité va advenir dans quelques minutes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fille te parle mais tu n'écoutes déjà plus. Allons-y. Tu l'embrasses. Tu sais qu'elle ne dira pas non. Tu bandes déjà depuis le moment où tu lui as proposé un verre de vin. L'instant est critique. Le tout va s'affirmer dans la réalité d'une solitude à deux. Comme à chaque fois, tu t'étonnes de voir qu'aucune fille n'embrasse de la même manière. Elle se dit sûrement la même chose. Tu poses alors tes mains sur elle. "Voila, je te dompte avec quiétude petit animal fougueux, calme-toi". Tu sens son souffle grandir au creux de ton oreille prête à tout entendre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désormais nous sommes nus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aucun corps ne se ressemble, tu le savais, mais une fois de plus, la vérité te frappe. Quoiqu'il en soit, tu le trouves beau parce qu'il s'offre naïvement à toi. Tu admires les seins que la nature a dessiné d'une plume généreuse. Tu sens une pudeur certaine, mais qui n'a pas lieu d'être.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Je ne suis pas épilée". Tu n'entends même pas. tu trouves même cela mignon. Tu as envie d'évoquer ton amour des poils mais cela lancerait un débat, donc tu t'abstiens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ce moment précis où tu t'apprêtes à poser ta main sur cette intimité tant désirée, tu sais déjà que tu entendras un gémissement encore inouï, et c'est ce qui fait la merveille de la chose. Un son sort de cette bouche. Tu t'étonnes et c'est alors la seconde rencontre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Viendront ensuite des phrases qui résonneront à jamais en toi. Ma préférée est sans doute "ça coule". J'aime son innocence, son côté tellement prosaïque, secret. C'est cela l'intimité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7309417146264057131?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/06/voyage-au-bout-de-la-nuit.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7130414186080017403</guid><pubDate>Mon, 14 Jun 2010 21:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-15T00:14:20.550+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>demi molle</category><title>253 km/h</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, mon faucon pèlerin,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(il faut chanter ce billet à haute voix avec ses enfants, il s'agit d'une &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=SYQDns6DXMA"&gt;contine&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;253 km/h. Un coup de volant et tout s'arrête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si tout s'arrête, que se passe-t-il ? Un cœur cessera de battre. Plus de 6 Milliards de cœurs battent actuellement, c'est beaucoup trop. Réunis, ces cœurs battraient tels des Vuvuzelas dans une arène de la taille d'Athènes. Mais merde, c'est mon cœur et j'ai l'impression qu'il ne cessera jamais de battre. Je m'évade, pensant prématurément à ce jour de fin, ce jour de finalité ? Aurai-je été à la hauteur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au volant du bolide que je vous ai caché j'envoie un à un les Anglais dans mon rétroviseur, à quelques kilomètres de la Colonne de la Grande Armée. Je longe la côte à toute allure : Police sombres, cigare enfumant totalement mes cheveux fins et Arcade Fire que je n'entends plus. Je suis beau. Non : j'ai une belle voiture, je n'ai plus de discernement. J'encule les Anglais. J'encule tout ce qui bouge et le dis haut et fort : je ne tolérerai plus de comportement puéril, comme j'ai pu le faire samedi soir. J'ai la rage contre les Untermenschen aux jeans moulants. Je m'en veux terriblement d'avoir laissé passer cela, d'avoir vu mon amie ridiculisée et fragilisée. Je suis acculé et mon chargeur est vide. La campagne de Russie est une immense erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton billet m'a rendu stérile, as-tu vendu tes couilles pour pondre de telles conneries ? Toutefois je comprends : nous aimons les gens, ce reflet de nos actes et pensées. Les gens, dont la mémoire se perdra comme toutes les autres. De plus en plus de mémoires et de moins en moins de sens. Je lis ta violence sur Gtalk, et me dis que le même être humain n'a pas pu écrire deux passages aussi antagoniques en moins de 24h, puis je me dis que c'est possible, conscient de ta capacité à les dérouter. Tu les déroutes, eux, pas moi. Je serai le parrain de Théo, avec ou sans 'h'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Alors j'écris, sur tout, pour rien, de tout, puis rien."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écrit cela une fois dans un mail d'octobre 2009. Je le relis avec attention, et me rends compte que j'ai la ligne éditoriale d'un poulpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que dernièrement nous avons communiqué directement avec des clitoris, sans parler, juste en marchant ou en allumant des cigarettes, voire en dansant ou en s'évaporant. Le clitoris se sent bien avec nous mais le clitoris est en danger car il a voulu se transformer. Il a voulu prendre le pouvoir et se retrouve accouplé avec une demi-molle ambulante. Le clitoris traine sa demi-molle partout, la demi-molle fait des crises de jalousie et veut rencontrer les parents du clitoris ; la demi-molle va se faire larguer comme une grosse merde et je serai là pour me marrer, totalement étanche aux critiques des clitoris regroupés en bancs. D'ailleurs la demi-molle menacera de se suicider. Passons. C'est un peu le bordel au niveau des clitoris, j'attends une Loi ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi j'ai décidé d'arrêter d'échanger avec les baltringues que j'ai pu croiser, qui ne m'inspirent rien d'autre que le dégoût, le mépris et la haine. Telle sera la suite perfide des opérations. Ce billet vous est destiné, bande de demi-molles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu le sais, Lew, je vais quitter cet appartement, demain. La fille de l'agence immobilière, dotée d'un QI de 89, me fera des clins d'œil pendant que l'huissier constatera qu'il y a un trou de punaise dans le hall d'entrée. Quelqu'un a planté cette punaise un jour de Mars 1983 et tout le monde s'en fout. Tous deux ont des métiers de merde et je les plains, un whisky à la main. J'ai visité mon nouvel appartement une seule fois, pour faire taire ceux qui me propulsent au rang de matérialiste. Les mêmes ne s'entourent pas d'un entourage de SMICards... Pourquoi m'emmerdent-ils ? Ont-ils honte de la classe ouvrière ? Moi pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure qu'il est, j'ai envie de t'en coller une car tu m'envoies des headers improbables. Passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce billet ne mène nulle part. J'ai invité une jolie fille à dîner mercredi soir. On verra si j'en vaux la peine. Je ne sais pas où aller, mon portable sonne mais je m'en fous, cela résulte d'une association doigts (chimie) - nouvelles technologies et j'ai le droit de m'y opposer un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buk&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7130414186080017403?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/06/253-kmh.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-2885218788495313146</guid><pubDate>Sun, 13 Jun 2010 00:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-06-13T03:18:24.201+02:00</atom:updated><title>Les plaisirs simples</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est non sans un plaisir certain que je rentre chez moi ce soir, rempli de joie à l'idée d'écrire ce billet. Je ne chercherai pas la performance ce soir. Je souhaite coucher des choses aussi simples qu'authentiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous fêtions ce soir la 24 ème année d'une amie commune, une jeune femme blonde, rayonnante, à l'avenir prometteur. Tu étais présent, je l'étais tout autant et nous avons vu cette jeunesse déambuler devant nos yeux. L'été pointe le bout de son nez, des merguez sont venues s'échouer entre nos incisives puis nos molaires se sont chargées de préparer le tout à une digestion sur laquelle nous n'aurons aucun contrôle. Ces mécanismes nous échappent mais ils sont bien réels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela va peut-être t'étonner mon cher Buk, mais derrière cette effacement en soirée qui me caractérise de plus en plus, j'ai passé un très bon moment. Je cherche la raison de cette joie sereine qui m'a empli ce soir, mais ne parviens pas à me l'expliquer. Au final, je pense tout simplement que la présence de certaines personnes m'a été agréable. Hormis toi, je pense à deux personnes en particulier : Aurélie et Mathieu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans entrer dans leurs descriptions particulières, je souhaite m'interroger sur la raison de cette forme de tendresse que j'éprouve pour eux. Certaines personnes dégagent une sorte de générosité presque émouvante, ces deux-là en sont. Parfois, on arrive à voir au-delà d'un corps, ces deux sont de ceux-là. Par moment, on se surprend à accorder une confiance où la pudeur n'a plus sa place, Aurélie et Mathieu sont encore de ceux-là. Tout devient alors naturel, fluide, sans retenue, surtout dans nos sphères sociales du marketing et du web où les gens ont pris cette farouche habitude d'être de grosses putes sans principes. Tu sais mon amour infini pour les gens porteurs de principes. Ces deux-là ont des principes sans pour autant les revendiquer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'heure qu'il est, je suis seul chez moi. J'aimerai &lt;i&gt;sortir&lt;/i&gt; et me prouver que je suis encore capable de plaire. C'est ce que nous avons d'ailleurs fait ces derniers jours. Nous avons plu, ne nous le cachons pas. Et pourtant, malgré cette certitude par les faits, cette quête de reconnaissance se révèle insatiable. Au final, je pense que seules la présence de ces personnes ayant des principes, non corrompues pour je ne sais quelles raisons peuvent apaiser cette quête, car il n'est plus besoin de prouver quoique ce soit. Un échange naturel nait. Tout cela est touchant. Je pense que nous développons seulement maintenant cette relation entre nous Buk, où la preuve n'a plus sa place. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est clair que depuis quelque temps je te vois évoluer sous mes yeux avec une fébrilité que je ne te connaissais pas. Je te vois douter avec un amusement certain. Si cela m'amuse c'est parce que cela est sans risque pour toi. Ce doute est tout à fait salvateur, et il me semble que tu te révèles de plus en plus à toi même. Lorsque ta dernière histoire s'est terminé avec douleur, lea seule chose que j'ai pu te conseiller a été de toucher le fond, de laisser s'infecter ta plaie d'âme. Des filles ont gravité autour de toi, et je te sais incapable de faire l'amour à une seule d'entre elles. Tu as donc suivi mes conseils, et c'est ce qui pouvait t'arriver de mieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mes propos vont peut-être te sembler décousus, j'en suis désolé, mais plus j'écris pour ce blog et plus je me rends compte que je suis incapable de suivre une idée avec rigueur. Je cherche sans doute par là à me cacher derrière une complexité pour donner une constance mystique à mes propos. Tout cela n'est pas volontaire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, l'objet de mon billet était simplement de témoigner du plaisir de passer la soirée en compagnie de personnes simples et généreuses. Je m'arrête là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-2885218788495313146?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/06/les-plaisirs-simples.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-5768299920381773483</guid><pubDate>Sun, 30 May 2010 22:36:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-31T00:48:56.082+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Mick Jagger</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Autel</category><title>L'Autel</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vécu l'un des plus grands moments de ma vie ce jour, à 11h48.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut imaginer une église de village, dans laquelle on célèbre la communion de mon petit cousin. On dénombre sept communiants ; parmi eux une fille est amoureuse de mon petit cousin qui s'en fout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute ce que ne dit pas le prêtre puisqu'il n'est pas là : il n'y a pas de prêtre, &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/05/le-crepuscule-des-idoles.html"&gt;ta reconversion devient crédible&lt;/a&gt;, ma haine est inévitable... Où sont les prêtres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une femme semble le remplacer, ses propos ne m'atteignent pas. Ma concentration est pourtant maximale. Dans cette scène il y a donc Dieu, une foule familiale, les communiants et moi. Vient l'heure de l'Offrande, il faut s'avancer vers l'Autel en file indienne et "faire offrande", une sorte de farandole sourde pendant laquelle je pense à la Mort et aux personnes à qui j'ai dit Au Revoir dans toutes ces églises de France. Un instant triste donc, j'ai les mains dans les poches de mon long imperméable noir. Je repense à la description des églises qu'a narrée Andréï Makine dans son livre "Cette France qu'on oublie d'aimer". Je ne retrouve plus ce livre parmi ma bibliothèque, ce qui m'agace au plus haut point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi je marche lentement, vers l'Autel, je vois enfin mon petit cousin qui tire la gueule, sans doute se demande-t-il ce qu'il fait là un cierge éteint à la main. Je jette quelques pièces dans la corbeille avant de me retourner et de faire face à cette masse familiale, rurale et endimanchée. Je me prends pour Mick Jagger pendant 4 centièmes de seconde avant d'apercevoir ma grand-mère, au troisième rang de mon ex micro-concert ecclésiastique imaginaire. I can get now : elle éclate en sanglots. Elle qui a tout vécu et qui a tout vu, pleure en m'apercevant. Qu'ai-je fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'absence du prêtre m'a sauté aux yeux et aux oreilles. L'idée selon laquelle la Belle ne sera plus jamais à mes côtés vient de surgir violemment dans l'esprit de ma grand-mère, de même que l'absence de prêtre m'a interpellé. Elle pensait sans doute la revoir aujourd'hui, ce que la Belle lui assurait à l'époque. J'ai l'air d'un con, d'un célibataire en costume noir sans descendance. Il n'est plus question de charisme ou de grandiloquence, d'apparence ou de je ne sais quoi. Je la regarde et contemple ses larmes, coulant le long de ses joues de 75 ans et demi. Mon petit cousin, qui est désormais derrière moi, a toujours un cierge éteint à la main, ce qui doit lui assurer une apparence penaude. J'ai toujours l'air d'un con, le temps s'est arrêté, la foule qui ne prie plus et qui selon moi n'a jamais su prier me regarde peut-être car je suis immense, sorte d'ombre noire devant les sept nains-communiants vêtus d'aubes blanches. Le foule est plus imprécise que jamais. Il n'y a plus que ma Grand Mère et moi. Il s'agit de la première de couverture de "Ma vie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les larmes de ma Grand Mère coulent désormais sur mon visage, tel un héritage. Il est temps de faire le chemin inverse, je croise les regards de ma famille qui me voit pleurer. J'aimerais me justifier mais je suis porté par la farandole sourde, personne ne peut en sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je gagne l'extérieur, ma Grand Mère sortira plus tard et me marmonnera quelque chose de faux pour se justifier, je ne la croirai pas mais elle se jettera dans mes grands bras maigres pour mieux pleurer. Je pleure de nouveau, j'ai mis plus de 25 ans à la prendre dans mes bras. Quelqu'un semble mort au milieu de ce moment de joie. Et seule ma Grand Mère et moi aurions pris connaissance de cette Mort. Personne ne nous questionnera, comme si une clause de confidentialité avait été signée entre notre binôme intergénérationnel et le reste de l'Humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses larmes expérimentées et omniscientes alimentent un Océan de Vérité : selon elle la Belle était l'élue. Elle avait sans doute imaginé la Belle sur l'Autel, vêtue de blanc. Grande, belle et imprenable, destinée à m'aimer et à créer une nouvelle descendance. Sa descendance, son évidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la photo je suis presque le même, sans imperméable noir, la cravate en plus et le sourire aux lèvres. Heureux tel un communiant naïf sans cierge éteint à la main. Les gens dans l'église me regardent à coup sûr cette fois-ci, même s'ils ne croient plus en Dieu. Beaucoup seraient morts entre temps, peut-être même ma Grand Mère qui n'a pu qu'imaginer cet instant, du haut de ses 75 ans. Les gens croient en Sarkozy ou en Royal, en Renault ou en BMW, ils croient en leur plan d'épargne logement ou en leur barbecue de demain soir. Ils croient en notre binôme en &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/02/buk-noir-et-blanc.html"&gt;noir et blanc&lt;/a&gt; sur cet Autel car l'évidence les a gagnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu n'est pas bon en marketing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buk&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-5768299920381773483?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/05/lautel.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-5044939051596424318</guid><pubDate>Thu, 27 May 2010 22:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-28T01:00:40.565+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Monique Ranou</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Vincent Perrot</category><title>Le crépuscule des idoles</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S_735VAXvuI/AAAAAAAAABQ/ucqHp9d9EeI/s1600/phot-blog.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S_735VAXvuI/AAAAAAAAABQ/ucqHp9d9EeI/s320/phot-blog.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5476086761192406754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon ami,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré tous les sons qui émanent de ta cavité buccale, et que je décide de nommer phrases, il existe une tristesse en toi dont je suis fier. Sans cette tristesse, je ne pourrais souffrir d'être ton ami.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu t'es abîmé en amour. Saches que tu ne seras pas seul malgré les bonheurs qui surgiront éphémèrement ça et là. Tu aimes faire rire les filles, cela est précieux. Tu te joues de cette lisière ténue, tu jongles incessamment entre la vérité d'une réalité froide et la dérision du spectacle humain. Tes facéties me rappellent Balzac.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais que nous nous admirons mutuellement, moi en clown triste, toi en Monsieur Loyal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais bientôt renaître. Ma truffe va s'humidifier et mon poil retrouver son éclat d'antan. Nous nous jouons du spectacle de la Comédie Humaine. Les gens sont tels des balises, s'ouvrant et se fermant tour à tour, prévisibles, mornes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu sais mon envie de tuer des gens. Je t'ai entrouvert les portes de mon passé nazi. Je n'en rougi pas. Longtemps j'ai savouré mes tranches de &lt;b&gt;Monique Ranou&lt;/b&gt;. La saveur de tranches raffinées se dévoilait sous nos palais rieurs. Tout cela se termine bientôt. Notre semence jaillira tantôt en des vagins profonds et nous serons pères. S'entamera alors une longue traversée du désert à la &lt;b&gt;Vincent Perrot&lt;/b&gt;. Le cycle de la vie reprendra ses droits et nous présenterons sans doute des émissions improbables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour Jésus m'a touché. Je m'en souviens comme si c'était demain. J'étais dans le métro, je me positionnais à l'avant de la rame, mon impression de faire du skateboard était vivace. Des larmes se sont mises à couler de long de mes joues frêles. La grâce m'avait touchée. Je n'ai jamais raconté cet épisode de ma vie. Oui, j'ai voulu être prêtre, cela semblait une évidence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne me suis que trop confié dans ce billet. L'amour est une monnaie d'échange.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Heil Hitler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-5044939051596424318?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/05/le-crepuscule-des-idoles.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S_735VAXvuI/AAAAAAAAABQ/ucqHp9d9EeI/s72-c/phot-blog.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7803154128040508001</guid><pubDate>Sun, 16 May 2010 21:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-16T23:35:11.550+02:00</atom:updated><title>Positionnement</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends ta  frustration : le 2.0 nous a tous tués. Tous décrient des phénomènes  comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Facebook &lt;/span&gt;mais nul n'est  capable de le quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous l'avons fait. Et la sensation que  cela provoque est inqualifiable : on n'existe plus, on est à la peine,  on souffre. Un SMS devient un feu d'artifice, un appel téléphonique est  une consécration sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour exister au 21ème siècle, il faut  être virtuellement présent. Cet oxymore n'a aucun sens mais pourtant, il  est véridique. J'imagine aller encore plus loin en cessant Skype ou  GTalk. Plus de retour sur nos misérables vies, pas d'avis sur tout, pas  de tendance. Rien, le néant. Soi-même, un destin, une fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant  je suis extrêmement serein. Je suis le même homme, mais je ne suis plus  espionné, traqué ni traqueur. Je suis le même bipède mais cette  suppression de profil a bouleversé la donne, je ne sais pas comment  t'expliquer. Un retour aux sources et aux vraies valeurs ou une fausse  "bonne idée" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, mon cher Lew, nous continuons de  respirer le même air que ces personnes. Je ne leur en veux pas ; après  tout c'est plutôt moi qui suis parti pour tester le phénomène. Eux sont  des contemporains, je suis déjà un vieux con. Nous les croiserons,  inévitablement. Nos vies ne se feront pas sans eux. Ils nous chercheront  sur les réseaux sociaux, vainement. Notre double numérique en dirait  tellement sur nous... Mais il ne dit plus rien depuis qu'il a été  désactivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si j'y retournerai un jour. Aurai-je la  force d'entretenir mon double numérique? Mon tamagotchi ? Mon moi  idéalisé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine "loin" des Français, sans mail, sans  téléphone et sans tout autre moyen de communication moderne, m'a permis  de me recentrer et m'a amené à la conclusion suivante :  l'accomplissement ne passe pas par toutes ces conneries. Une vie est  possible autrement, sans regard extérieur. Une École des Fans sans  public et sans ces 4 petites mains qui me décerneraient un "10", ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi  je ferai semblant une dernière fois, samedi démarrera une nouvelle vie,  celle que j'ai finalement voulue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une erreur, peut-être même une  frénésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buk&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7803154128040508001?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/05/positio.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-3813881660549793802</guid><pubDate>Tue, 11 May 2010 21:08:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-11T23:54:09.175+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>jeunes</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Skins</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Kurt Cobain</category><title>Les jeunes</title><description>&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/y_JOwgmmDGk&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/y_JOwgmmDGk&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce soir ma plume souhaite s'épancher sur les &lt;b&gt;jeunes&lt;/b&gt;. Je parle des &lt;b&gt;jeunes&lt;/b&gt; d'aujourd'hui. Sans doute mon côté Zemmourien s'exprime t-il malgré moi. Ce n'est pas toi qui me le reprochera.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Disons-le tout de go : le jeune d'aujourd'hui est une merde à exterminer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;b&gt;jeune&lt;/b&gt; de 2010 est blasé de tout, il n'a plus de rêve. Ce petit con se prend systématiquement pour un personnage de Skins et prend plaisir à être fan de pages telles que "Mieux vaut un bébé mort que pas de bébé du tout" ou encore "Caresser son poney en mangeant des baies sauvages". Bref, plus rien n'a de sens. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A notre époque, cela avait de la gueule. Je me revois à 11 ans, aux côtés de mon camarade Benoit Descamps, m'apprenant l'art de la masturbation dans un pâturage. Tout cela respirait la fraicheur, la soif de découverte, la naïveté juvénile de corps glabres et  innocents. Nous étions vivants. A 8000 km à l'ouest, Kurt Cobain devenait père. La petite Frances Bean sortait de l'utérus mou de sa mère. 18 ans plus tard, la petite deviendrai une jeune d'aujourd'hui. Elle se rendrai à la cérémonie des MTV Award et proclamerai aux oreilles du public américain : "I'm so happy to be here". Elle l'était sûrement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'époque, nous étions goals volants. Aujourd'hui, les &lt;b&gt;jeunes&lt;/b&gt; ont des godes vibrants. Le doute se faisait moins omniprésent, nos identités numériques se résumaient à une visite mensuelle sur 3615 Ulla. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens des premiers seins que j'ai touchés. La fille s'appelait Barbara. Elle lira peut-être ces lignes. Contre sa volonté, je palpais ses seins quasi-inexistants avec une frénésie proche de l'hystérie. J'ai aimé tes seins Barbara. Mes érections duraient des heures, je découvrais des sensations inédites. Aujourd'hui, tout commence par un "Horny slut plays with 2 black guys". Deux écoles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonne nuit chers bipèdes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-3813881660549793802?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/05/les-jeunes.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-712568840969351448</guid><pubDate>Wed, 05 May 2010 22:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-06T01:26:43.014+02:00</atom:updated><title>De l'amour et du vide</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t'ai quitté il y a quelques minutes. Le whisky a coulé. De type salement. Des jambes m'ont ramenées chez moi. Sans doutes les miennes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu rentres seul chez toi et tu prends conscience des réseaux affectifs qui se sont formés ces dernières semaines : tes ex ont des petits amis, elles sont sexuellement satisfaites. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu as un lustre, une éponge qui grouille au fond de ton évier, impassible, elle te fait front.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu éprouves un sentiment infini d'incompréhension envers cette négligence. Tu ressens le confinement ultime : seule ta couette t'aime, elle seule te sera fidèle car elle est un objet mort, une somme d'atomes sans vie. Tu tends le bras vers un Gin-orange. Chez toi il y a un chauffage électrique et des meubles : table, fauteuil de PDG de type 49,90€ chez Ikea, des photos de Thom Yorke d'un concert diffusé dans Arte Music Planet 2Nite en 2002, un écran plat sous-marqué, une machine à laver de marque Indesit. Rien d'autre. La vie te semble bien vide. Tu vends du rêve et récolte de la réalité. Une réalité à laquelle tu t'attendais, finalement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu allumes Facebook et tu chat avec Jean-Luc mélanchon : "Oui parce que je ne sais pas ce que vous voulez dire. Je suis aussi très calculateur. Et mes motivations sont davantage philosophiques que politiques au sens strict." Tu t'interroges sur le sens de cette phrase. Le mec est intelligent. Tel un gens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Krakow te manque : son mode de vie simple, la grâce de ses filles, ses églises, sa naïveté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu te rends compte que tu es amoureux de Jessica Dourcy.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-712568840969351448?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/05/de-lamour-et-du-vide.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-6463023290773187198</guid><pubDate>Thu, 29 Apr 2010 08:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-29T10:37:14.901+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Rome</category><title>Mon fils</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, mon chérubin, mon Polonais, mon compagnon de radeau,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3h38, mon fils me réveille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'a pas de prénom, je suis accroupi et il me tient par le cou. Il me dit "Papa, je t'aime". Il est trop jeune pour me tenir ce genre de propos mais peu importe, je suis en plein rêve. La Belle est là, souriante. Il s'agit sans doute de la mère. Ce moment ressemble "au bonheur", cette sensation que je cherche clairement à identifier depuis peu. Comme un orgasme, mais en plus long.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me réveille douloureusement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi suis-je seul dans ce grand lit froid ? La belle et moi nous sommes quittés à cause d'une accumulation de faits obscurs et finalement inexplicables ; je parviens seulement à m'en remémorer quelques-uns, des broutilles. Il fallait trancher. Nous avons tranché, dans la peine. Mais pas la même peine que la dernière fois. Une peine adulte. Une peine suite à laquelle je sais que nous ne nous reverrons plus ; il faut tirer un trait définitif sur un visage, une présence et tout ce qui en découle : famille, projets, avenir. C'est ce qui fait le plus mal. Cela fera bientôt une semaine. Parfois j'en pleure et je trouve génial de trouver un cœur qui bat, enfin. Parfois je suis convaincu que c'est la bonne décision. Je virevolte mais je cherche à rebondir rapidement, inutilement. Pour quoi faire ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'heure de l'enfance est passée, l'heure pendant laquelle, concrètement, nos parents décidaient de tout pour nous : vêtements, loisirs, émissions télé. Sans compter la nature qui nous a attribué une famille, une ville ou un village et un endroit où grandir. Nous avons été victimes de cela, dans la plus grande naïveté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis nos esprits ont mûri et se sont entrechoqués pour traverser l'adolescence puis l'université. Nous nous sommes mis à décider. Puis nous voilà, prêts à notre tour à enfanter des victimes qui n'ont pas demandé à naitre là et à subir nos transferts : faire de nos enfants ce que nous aurions aimé devenir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Sans doute la pire étape de la vie.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne faut pas se rater. Choisir le bon job, les bons amis, la bonne maison et la bonne école. Le meilleur pédiatre et le meilleur gynéco. La meilleure voiture et les meilleurs loisirs. Tout doit être meilleur, dans une volonté permanente de réussir, réussir quelque chose de flou et d'indéfini. Une quête sans nom, une pub Nutella ou une pub pour une assurance-vie, je n'en sais rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'en suis là, Lew. Au croisement de la folie qui a été la mienne et de la raison qui me guidera.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Récemment je nous ai imaginés évoluer dans l'empire romain, en - 53. Nous serions tous deux propriétaires d'une jolie maison dans la campagne avoisinante. Il faut parcourir 30 km en charrette pour vendre nos produits dans la capitale, Rome, qui nous impressionne. Nous parcourons ces 30 km en 6 heures et en chemin, nous vivons. Nous sommes vêtus de toges et nos chevaux, un blanc et un noir, avancent avec majesté. Nous transportons sans doute du blé et des légumes qu'il nous faut vendre ou échanger. Nous sommes de valeureux guerriers et défendons ardemment notre cité lorsqu'il le faut ; tant de territoires restent à conquérir. Nos femmes sont douces et belles et ne pensent pas à aller sur Facebook, il n'y a de photo de nous nulle part. Nous connaissons tous les villageois avec lesquels nous célébrons des événements débiles. Mais nous aimons cela. Un week-end sur quatre, nous nous rendons à Rome pour admirer le combat des gladiateurs contre des lions. Franck Ribéry n'existe pas mais on s'en tape : on mange du sanglier avec appétence. Nous retournons dans nos propriétés, au milieu de vastes champs clos. Nous sommes réputés pour notre droiture et notre faculté à élever des animaux de toutes sortes, nos fruits et légumes ne contiennent pas d'OGM. Nous mourrons jeunes mais nous aurons vraiment vécu. Nos enfants reproduiront le même schéma puis tout se déroulera si rapidement : guerres, dominations, famines, Moyen Age, révolution industrielle, grandes Guerres, radio, télévision, téléphone, cinéma, marketing, crise, Iphone, Facebook, Twitter, grippe A, cancer, 307, invasions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà où on en est !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce putin de PC envoie des données au monde entier, dans un univers virtuel. Mon grand écran 26 pouces me broie les yeux chaque jour. Plus personne n'existe, tout est virtuel et rapide, mais tellement inconsistant. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;La Belle pense-t-elle à moi ?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il va être temps de vivre, Lew. Temps de décider. Sourire, rire, courir nu dans la forêt. Bâtir, divorcer, se rendre aux enterrements.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mourir, pour ne plus exister.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Agir, pour ne rien regretter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-6463023290773187198?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/04/mon-fils.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-6808223862310692882</guid><pubDate>Sat, 24 Apr 2010 00:53:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-05-01T16:10:33.492+02:00</atom:updated><title>Le Prestige Night Club</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S9JJV0q-MnI/AAAAAAAAABI/vbc7uyi8nRk/s1600/campbells.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S9JJV0q-MnI/AAAAAAAAABI/vbc7uyi8nRk/s320/campbells.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463509937218794098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toi si loin,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les nécessités professionnelles nous ont menées à Cracovie. Peu importe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Allons au Prestige Night Club". Je suis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un videur, 130 kilo, dégueulasse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma première fois donc dans un club de stip-tease. Immédiatement, on pense à Barney Stinson, à sa passion pour ces lieux où la masculinité se doit d'advenir avec panache. Barney s'est trompé. Nous nous installons avec langueur dans de larges canapés en cuir confortables. Le cliché prend vie, l'imagination s'anime. Un corps joue avec une bar en inox.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon premier sentiment est la honte. J'ai honte d'être là, je me sens mal, vraiment mal. Une fille s'installe quelques minutes après notre arrivée sur le rebord du canapé à ma gauche. "Hi, what's your name ?". Je n'ai pas de nom, j'ai envie que tu m'oublies, je n'ai pas envie de connaître ton nom, je n'ai pas envie de savoir si ton père te tapais quand tu étais petite, je n'ai pas envie de savoir si tu es prête à baiser la barre symbolique de 1000 zlotys passée. La fille a un corps parfait, rien à dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ma gauche, au bar, 5 filles sont alignées, les jambes croisées. Chacun attend son tour pour passer sur la podium, le temps d'un morceau. Leur maitrise de l'exercice m'impressionne vraiment, tout est calme et langoureux. Je ne regarde pas, j'ai honte. Je n'éprouve aucun désir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'ayant pas encore trop bu, j'essaie d'analyser mon feeling comme à mon habitude. Et je me rend soudain compte que je cède au cliché du mec qui veut aider la fille, du genre "Je vais la sortir de là". La fille aimerait pas, ça a l'air bien payé comme truc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre fille enchaine. Corps parfait, string, blabla. Sous ce corps, il y des organes, plein d'organes. Pendant sa danse, son foie contrôle avec précision la glycémie dans son sang. Ses reins, bien en place, pèsent 225 grammes à eux deux, filtrant paisiblement le Coca-Cola Zéro bu il y a quelques minutes. La somme de ses organes lui donne vie. En 1991, sa mère avait contribué au bon fonctionnement des organes de la fille en apportant à l'embryon l'ensemble des nutriments nécessaires à son bon développement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant chacun de leur passage sur scène, chaque fille sa mate longuement dans le miroir. Elle y voit un double. Un double respectable, propre, sûrement la fille de leur mère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ma gauche, une porte est entrouverte. C'est là que se déroule les danses privées. Le concept de pussy y prend tout son sens. L'homme qui m'accompagne y pénètrera à deux reprises, une fois avec une fille, une autre avec deux. "Elles se sont léchées le minou devant moi". Il  semble heureux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-6808223862310692882?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/04/le-prestige-night-club.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S9JJV0q-MnI/AAAAAAAAABI/vbc7uyi8nRk/s72-c/campbells.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-7499619442551462423</guid><pubDate>Thu, 08 Apr 2010 11:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-04-08T13:06:25.381+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>tellier</category><title>L'Amour et la Violence</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tel un noyau dur&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew, mon énigme permanente,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis dans un état de conscience totale et je n'arrive plus à écrire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ton &lt;a href="http://www.correspondances-modernes.fr/2010/03/le-ravissement-du-matin.html"&gt;précédent billet&lt;/a&gt; m'a fait rire, je t'en remercie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis contrarié par le faible investissement personnel de mes amis à mon endroit. Je doute d'eux. Doutent-ils de moi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notre noyau dur est en danger, à force d'errements nocturnes que nous avons su identifier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joe boude, Lew boute et Buk doute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une violence innommable risque de m'envahir, de nouveau, longtemps après l'avoir boutée loin de moi et de mon quotidien. Je sens sa présence qui rode, un peu comme la fumée invisible qui se dégage des pots d'échappement. La violence est là, prête à faire corps avec moi. J'ai envie de retourner chez mes parents, à la campagne, et d'être préoccupé par des problématiques nouvelles, vraies et immuables. Ils me quitteront un jour, j'en ai conscience.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais déglinguer le prochain abruti insolent et bagarreur que je croiserai : il va tomber de haut. Il paiera, de manière anonyme, dans une ruelle peu fréquentée. Sans caméra ni projecteur. Juste sa tête explosée par mon 47 ; ses cris n'interpelleront personne tant il sera déjà occupé à se reconstruire. Je reprendrai le travail et ferai rire les stagiaires mignonnes mais sans doute trop étroites. J'ignorerai toujours les stagiaires mâles qui sont aussi utiles que des skis en Papouasie. Je les emmerde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant tout va bien, mais tout cela est faux. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous avons falsifié nos existences, à la recherche d'une reconnaissance fausse et avariée. Nous errons.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin j'ai appris la valeur du SMIC et tout a pris un sens. Toutes ces voix qui se plaignent ont trouvé un nouvel écho : le mien. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je marche rapidement, sans savoir où aller. Il n'y a plus aucun panneau de signalisation, j'ai créé mon code de la déroute. Tu m'accompagnes, solennellement. Nous fonçons, rapidement et de fort belle manière. Notre passage ne laisse personne indifférent. Pourtant nous ne trouvons plus de personnes à interpeller, personne ne nous prête main forte. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous nous sommes construits.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'écoute plus, personne ne me manque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-7499619442551462423?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/04/lamour-et-la-violence.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-2281614889942993014</guid><pubDate>Wed, 31 Mar 2010 08:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-31T11:45:13.714+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>thunderbird</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>calcitonine</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>bombe artisanale</category><title>Le ravissement du matin</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S7MEIHndiJI/AAAAAAAAABA/tPJ8F1uwg-o/s1600/lille.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S7MEIHndiJI/AAAAAAAAABA/tPJ8F1uwg-o/s320/lille.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5454708111205828754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je préfère être honnête d'emblée et t'avouer que cette nuit fût lourde en conséquences pour nos vies sociales. Le "nos" est un mot français qui me désigne, mais il désigne également notre fidèle garnement, Joe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des exploits ont jailli au travers de masses dansantes et fluctuantes au rythme d'envies diverses, souvent sexuelles, jamais constructives. Le mouvement incohérent des corps anonymes, sans histoire, que je ne verrai jamais nus, et avec lesquels je n'entretiendrai aucune autre intimité que l'échange stérile de mots avec ma bouche de ma tête. Je ne saisissais pas tout le sens de cette agitation. Les gens semblaient avoir un but précis, tels des olives. Leur foie, un noyau. Dur, fier, impénétrable, regorgeant de gras mauve.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu sais que je n'aime pas dire du mal des gens, mais des individus de type équipés de vagin nous ont confié dans l'ombre que nous étions "trop stylés pour elles". J'étais content. A un moment, je me suis même recoiffé pour faire comme dans les films de guerre quand le méchant instructeur il aime faire bobo au gros qui fout rien et qui arrive pas à bouger son gros cul.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sortîmes donc de tout ce bordel confiants, avec une vigueur renforcée. Tout au long de cette nuit, des productions complexes d'hormones eurent lieu dans nos cerveaux. Ma testostérone jouait au chifumi avec ma &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Calcitonine"&gt;&lt;b&gt;calcitonine&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. C'était un truc de zdouf gros. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Souvent l'envie me prit de foutre une &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombe_artisanale"&gt;&lt;b&gt;bombe artisanale&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; dans tout ce merdier. Les gens servaient globalement à rien. Ils avaient bien un BTS, mais cela ne résolvait pas leurs problèmes. Restait celui de l'inconsistance de vie. A un moment, j'ai concentré mes yeux de fouine sur un type. J'ai pris du plaisir à l'examiner car il était ridicule. Le loustic disposait d'une crinière catholique (de La Catho) de type blondifiante et d'un pull sur les épaules. Un noeud travaillé venait donner toute sa cohérence à son esthétique de classe. Je dois t'avouer qu'à un moment j'ai pensé à lui foutre un coup de bêche dans le nez. Il aurait eu mal et il n'aurait alors pas pu faire l'économie d'un appel à sa maman orthophoniste. Elle se serait appelée Sylvie et aurait aimé les huîtres. J'aurais pu lui faire un enfant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après tout ça tu dors une heure. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, j'ai rendez-vous. Ca s'appelle un emploi. Donc tu te réveilles tel une crotte de nez molle. Tu t'extrais d'un endroit et tu entres dans la rue. Les rayons de soleil jaillissent du sol. C'est beau. Tu écoutes la soundtrack de Batman dans ton &lt;a href="http://www.sennheiser.fr/casques-audio/casques-hifi/casques-fil/details/674/95/serie-hd-200/hd-238"&gt;Sennheiser HD 200&lt;/a&gt;. Tu t'imagines en Batmobile faire vroum-vroum rue Faidherbe. Les enfants te feraient alors des coucous. En guise de réponse, en tant qu'individu urbanisé, tu leur lancerais des doigts d'honneur à la gueule.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu allumes ton poste de travail. Tu ouvres &lt;b&gt;Thunderbird&lt;/b&gt;, la boîte se met à jour, les messages électroniques s'accumulent. Tu effaces tous les mails dont l'objet est sans rapport avec le sexe, la drogue, ou la Thaïlande. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des gens que tu côtoies au quotidien te prennent à parti : "Il me faudra un pack goodies". Tu ne donnes pas suite à l'affaire. De toute façon le type porte un costume mal taillé. Tu prends alors une résolution forte, engageante : tu vas te faire un café.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis tu te loggues sur un blog. Comme de par hasard c'est le tien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bisous les copains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-2281614889942993014?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/le-ravissement-du-matin.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S7MEIHndiJI/AAAAAAAAABA/tPJ8F1uwg-o/s72-c/lille.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-2459876975193297955</guid><pubDate>Fri, 26 Mar 2010 08:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-26T10:17:28.812+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Minikeums</category><title>Minikeums, ouh ouh, Minikeums</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lew, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je publie un dernier message avant que ta semaine d'examens ne s'achève. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ta dernière semaine d'étudiant. Quand tu publieras de nouveau, &lt;a href="http://www.fraternite.net/parati/homme.htm"&gt;tu seras un Homme mon Fils&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;8h15&lt;/b&gt;, mon téléphone fixe sonne (cette phrase est difficile à lire, "fixe" étant à la fois un verbe et un adjectif).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Inconsciemment et très furtivement, j'ai cette nostalgie des années 90, pendant lesquelles on communiquait uniquement via ce média obsolète. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Minikeums, Spice Girls, Super Nintendo, Pogs, Titanic, Caramail.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je décroche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Bonjour Monsieur mon-vrai-nom-de-merde, je ne vous dérange pas ?"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Un peu"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Je vais lancer un programme de vente de 12 Millions d'euros de Villas dans le Sud, rémunéré à la performance : 5%. On m'a dit de vous contacter".&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;[Passage chiant, long et technique]&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Je vais voir".&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que sont devenus les Minikeums ? ASV ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Buk&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-2459876975193297955?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/minikeums-ouh-ouh-minikeums.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-5183370635239338751</guid><pubDate>Wed, 24 Mar 2010 11:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-24T12:52:09.377+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Pauline</category><title>Pauline</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous étions fascinés l'un par l'autre. Une tension sexuelle naissait dès nos premiers échanges verbaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai revu &lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;hier soir, au cours d'un dîner dans un &lt;a href="http://a21.idata.over-blog.com/300x225/2/03/31/92/La-Part-des-Anges.jpg"&gt;restaurant lillois&lt;/a&gt; où mon mètre quatre-vingt-treize me permettait de toucher le plafond, je marchais tête baissée. &lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;est grande, fine, brune et belle. Elle est douce et aimante. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;sourit à mes blagues et ne sourcille pas lorsque je raconte mes exploits avec la gente féminine. &lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;boude lorsque je n'écoute plus ce qu'elle dit, alors que je suis déjà occupé à comparer son récit avec une de mes anécdotes. &lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;rit, sourit et m'interdit de la regarder dans les yeux. &lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;est mon ex, avec qui je n'ai paradoxalement jamais fait l'Amour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pauline &lt;/b&gt;n'a pas de chance en Amour, ce qui la rend extrêmement sensuelle et fragile. Par-delà nos échanges je devine nos corps blancs, nus et fins s'entrechoquer dans le silence absolu de la Nuit. Serait-ce rapide et intense ? Long et douloureux ? Affectif ou animal ? Sortirai-je le grand Jeu ? Dormira-t-elle chez moi jusqu'au petit matin ? Je n'écoute plus son récit ; je projette. Je réponds des banalités ; elle m'en veut. Sa jupe noire et ses collants n'arrangaient rien. J'ai la libido d'un taureau ailé. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle me raccompagne. Respectant ces principes immarescibles auxquels je suis attaché, je ne peux que prendre ses mains froides et humides une dernière fois, et l'embrasser avec passion sur la joue, et je crois, dans le cou. Ses yeux brillent, les miens implorent un concept inqualifiable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je rentre frustré mais fier de mes principes. Mon appartement est grand et froid ; elle reprend la route, frustrée mais fière de mes principes. Je n'ai aucune nouvelle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon lit est si grand. Je pense à ce que nous aurions pu faire puis m'endors, contrarié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je reçois des dizaines de mails et je peste, seul. Je travaille seul aujourd'hui, je m'auto-évalue. J'ai recruté une deuxième stagiaire mignonne, ça indigne la Belle, possessive et absente.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis invité à des tas de soirées inutiles où je devrai jouer un personnage : je serai briefé comme toujours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fera-t-on l'Amour un Jour ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Buk&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-5183370635239338751?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/pauline.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-6931322657091918785</guid><pubDate>Mon, 22 Mar 2010 14:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-22T16:15:30.379+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>MMS</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>funambule</category><title>Lew</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher &lt;b&gt;Lew&lt;/b&gt;, mon Ami, mon confident de l'Au-delà,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis de retour, tel un phénix. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une semaine à l'abri de tout : pas de blog, pas de Twitter, pas de Facebook, quelques mails tout de même pour la forme, grâce au Wifi capté dans un hôtel savoyard ; je repense à mon enfance qui ressemblait à cela, on faisait de vraies choses et on se couchait tôt. On existait, naïvement. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et la Belle à mes côtés. Mais ça ne regarde personne. Je suis bronzé et éloquent de réussite. Aujourd'hui c'est son anniversaire. Elle m'envoie un &lt;b&gt;MMS &lt;/b&gt;représentant un bouquet de fleurs envoyé par un "pote parisien" (= un mec qui veut coucher avec elle). Je cherche le "pourquoi" de ce &lt;b&gt;MMS&lt;/b&gt;. Je transfère le &lt;b&gt;MMS &lt;/b&gt;à un fleuriste et j'exige que mon bouquet fasse le triple, j'ai les moyens. Il fera le triple, afin de compenser cette attaque que je n'avais pas anticipée, preux Lieutenant de l'Amour que j'incarne en ces contrées rudes et rugueuses. Cette réaction t'exaspère. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce billet t'est consacré. Il ne parlera que de toi, mon ami épistolaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette semaine aura lieu ta dernière semaine d'examen. Je vais t'expliquer ce qui va se passer ensuite : tu continueras de parler à 3 personnes de "l'Ecole". De loin. Inutilement. D'autres personnes commenteront tes posts Facebook. Tu connaitras une période de doute énorme, le soir, en rentrant d'un travail qui te lassera rapidement. Le week-end également. Il sera temps de penser à des choses sérieuses telles que la carrière, les enfants, la voiture, la retraite, le testament, la mort. Des gens vont mourir. Tu seras une victime de la "surprésence" des médias sociaux (le Regard de l'Autre) : tu ne seras jamais heureux grâce à ce que tu possèdes. Tu te diras que c'est mieux ailleurs et que ça pourrait être mieux chez toi. Tu chercheras le bonheur, tout en étant incapable de le définir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Lew&lt;/b&gt;, je n'ai pas le droit d'utiliser ton prénom ici. Ni ton nom. Nous sommes abstraits. Des êtres incompris. Les gens ne te détestent pas, moi si. Je suis détestable. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment où j'écris ce billet, nous nous "disputons" sur Skype pour des questions de respect et de principes. Nous argumentons pour mieux arguer. Nous arguons pour finir d'accord, sans sourciller. Les gens nous invitent à des soirées. Nous sommes les Laurel &amp;amp; Hardy de la nuit lilloise. Leur fidélité me trouble ; je suis un connard fini, capable de transformer une soirée en désastre social. Des fois, en me taisant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t'ai rencontré un soir de Septembre 2008. C'était ta rentrée des classes, j'étais jeune diplômé et je ne faisais rien de mes journées à part jouer au golf et coucher avec des filles à qui ça ne déplaisait pas. Tu es plus vieux que moi et pourtant j'ai toujours pensé que tu étais plus jeune, sans doute à cause des études. Peut être parce que tu es plus fin que moi. On s'en fout. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai tout de suite senti cette puissance appelée force de manipulation. Les gens se confient à tes côtés ; ils sont trop cons. J'ai connu la situation du mec esseulé dans une classe de filles. C'est très vite chiant mais cela permet de se taper d'autres gonzesses, jalouses de cette meute qui t'entoure. Je pense que personne ne te déteste, tu es un &lt;b&gt;funambule &lt;/b&gt;de la vie sociale qu'on aime avoir à ses côtés, distrait mais tétu. Je te sais capable de sentiments et de contradictions, association qui ne me semble pas illogique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne t'ai jamais vu réellement agacé ou énervé, ce qui me trouble quelque peu. J'ai envie de te voir taper des mecs et violenter des poneys innocents. Sois fou !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revenons à cette force de manipulation qui m'a intriguée et attirée. Tu es fin psychologue et on ne connait pas ton ambition. Peut-être est-elle définie, peut-être pas. Ces gens qui me conspuaient t'ont aimé. Les gens qui m'aimaient t'ont conspué ; tu es mon Ying et je suis ton Satan. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Lew&lt;/b&gt;, le placide, l'éperdu, je ne sais qu'une Vérité à ton sujet : si la route devait se faire à deux, alors je la ferai à tes côtés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-6931322657091918785?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/lew.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-4261007601005057143</guid><pubDate>Tue, 16 Mar 2010 00:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-16T07:57:56.350+01:00</atom:updated><title>Je jette l'éponge</title><description>&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(102, 102, 102); font-size:17px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CCCCCC;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CCCCCC;"&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/listen-1024083"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Maestro&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CCCCCC;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CCCCCC;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Buk,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Mon ami,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Mon confident,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Je rentre. Je rentre chez moi avec un besoin immense d'écrire. Ce besoin est irrépressible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Il est 01:17 et tu testes sûrement le skivoiling (j'invente des mots tel un néologiste). La puissance de ma vie est sans limite et pourtant ces dernières sont bien tangibles. J'ai atteint les limites, j'ai atteint mes limites. Je suis fatigué, usé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Je me refais le film de cette soirée. Nous avons marché longuement le long du large, tentant d'y trouver la finesse. Rien n'est venu. Rien de consistant. Rien qui aurait pu guérir nos plaies. Je revoie son égo, je revoie mon égo. Une bataille semble perdre forme avec courtoisie. Evidemment que nous ne nous taperons pas dessus car l'amour nous rapproche et nous rapprochera pour longtemps je pense. J'écris tellement vite, tout coule de source, je me refuse même d'en corriger les fautes tant cela me semble superflu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Les gens me confient leur désarroi grandissant. Il ne comprennent plus l'abstraction dans laquelle se fond mes mots. Peu importe. En fait, cela importe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Putain tout part en couille. Je merde sur tous les plans. Je veux te rejoindre au ski. Ce billet témoigne de ma peur grandissante. Analytics nous dit que nous venons de dépasser les 5000 visites/jour. Cela fait peur. Des gens sont impliqués. Des vies nous lisent. Elles s'en branlent complet mais nous restent fidèles. Les statistiques en témoignent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Putain ce billet n'a pas de sens. Sans vous je ne suis rien. Je me confie tel de la confiture. Je prends conscience de toute l'ampleur du terme "confiture".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Je t'imagine faire l'amour en haut des cimes. Je t'imagine éprouver ce sentiment de bonheur, que nous, bipèdes mâles, savons éprouver après un rapport sexuel. Tu es heureux. Tu la regardes avec la conviction après avoir cru percer le mystère de la femme. Tu penses l'avoir pénétré (pardon), au-delà de toute finitude physique et sexuelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Nous ne sommes plus rien. Nous nous évadons dans l'absurde, dans le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;charisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;, ce concept vide que nous avons construit. La nuit nous renverse. Je suis fatigué de jouer ce rôle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;J'ai enfin envie d'être honnête. De dire la vérité. En vérité j'aime tout le monde, la vie des gens m'intéresse, j'y suis hypersensible.Tu l'es tout autant et je le sais. Putain, j'ai envie d'être heureux, j'ai envie de pleurer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;J'aimerais tellement que se billet ne trouve pas sa fin. Certaines choses n'y sont pas avouables. Nous devrions nous confesser, mais à qui ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Chopin, Fantaisie Impromptue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Fais chier. Holy shit. Cette idée de blog épistolaire est notre piège. Nous savions parfaitement qu'il nous échapperait. Tu ne l'assumes pas, moi non plus. Nous ne pouvons nous y confier pleinement, le monde n'est pas prêt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Merci à tous. Merci de nous avoir lu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Je vous aime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FFFFFF;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Lew.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-4261007601005057143?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/je-jette-leponge.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-2551605999649566393</guid><pubDate>Fri, 12 Mar 2010 22:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-13T03:17:08.618+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Munch</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Eye in eye</category><title>Face à soi, Eye in eye</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S5rEOU6qqGI/AAAAAAAAAA4/akCWftm9UFQ/s1600-h/munch-eye-eye.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S5rEOU6qqGI/AAAAAAAAAA4/akCWftm9UFQ/s320/munch-eye-eye.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5447882449670023266" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 253px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon cher Buk,&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;mon ami,&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;A l'heure qu'il est, tu es certainement en train d'évaluer la fiabilité du système de fixation de tes skis. Je t'imagine nu, assis dans ton &lt;a href="http://www.canape-inn.com/"&gt;canapé&lt;/a&gt; d'angle, gisant près de la fameuse boite à outil Ikea d'un orange immonde, te rappelant la substance que tu as dégluti ce matin près de très grands pieds.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Tu vas manquer à notre ville. Tout va s'éteindre. Les poils s'en trouveront moins soyeux, les regards vont se faire moins vifs, et les truffes perdront de leur humidité. Des suicides collectifs s'organiseront au gré des dépressions vaginales causées par ton départ pour des contrées où Dieu a déposé des molécules d'eau durcies. Les cours de physique du collège me manquent. On y parlait humidification et pression. Il y avait là quelque chose de hautement sexuel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Finalement, c'est peut-être mieux que tu enfiles ta combinaison loin de nous. Je doute que ton charisme puisse survivre à cette épreuve.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Je me retrouve donc seul face à mon cas et vais avoir tout loisir de m'interroger. Tu sais mon amour de l'interrogation et ma constante volonté de m'y perdre jusqu'à ne plus vivre. Ton départ et les évènements récents me poussent à spéculer de nouveau sur la quête amoureuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;C'est ici que j'avance ma pièce maîtresse, le divin &lt;i&gt;&lt;b&gt;Eye in Eye&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;Munch&lt;/b&gt;. Charisme. Truite saumonée. Tongue. Les mots me manquent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Visiblement, il existe une connexion. Quelque chose d'embryonnaire laisse entendre un au-delà, un devenir au parfum d'inaccessible qui se déploie devant nos yeux. Pour autant, une force les sépare, incarnée par cet arbre à la rectitude irréelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Je te demande maintenant d'appliquer un focus fixe sur le jeune homme. Il est propre. Il est presque mort. Son visage blafard nous laisse à penser un être au bord du gouffre. Sa faillite est à la mesure de l'espoir placée en l'être fantomatique qui lui fait face. Cette femme absolue, aimante, maternelle, qu'il cherche, que nous cherchons tous, il en rêve depuis des millénaires, mais il la sait tout autant inaccessible. C'est là qu'il rencontre sa propre mort, c'est là que commence son deuil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;J'ai hâte de te retrouver.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; "&gt;Lew&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-2551605999649566393?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/face-soi-eye-in-eye.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JSVPLcwUZZw/S5rEOU6qqGI/AAAAAAAAAA4/akCWftm9UFQ/s72-c/munch-eye-eye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-1998915380292705503</guid><pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-12T11:48:22.355+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>dos</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Bruce Wayne</category><title>Whisky Cigare MasterCard</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me voilà contraint de te laisser, seul. Je pars avec la belle affronter les monts enneigés. Je reviendrai bronzé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette semaine, je me suis couché à 3h, 4 grammes de moyenne. Tout rentre dans l'ordre. J'ai massé des &lt;b&gt;dos &lt;/b&gt;et frappé des "hommes", deux fois. Tout rentre dans l'ordre. Les colonnes vertébrales, ça me connait. Des êtres dotés d'une répartie insipide ont tenté une approche, vainement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pourrais épiloguer sur ces passages mais cela ne m'intéresse pas. Je me fous totalement d'être leur sujet de discussion. Le courage semble être en option chez ces bipèdes faméliques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Ta copine me harcèle de mails"&lt;/i&gt;, ai-je envie de lui crier. Mais je reste muet, il reste pleutre ; il ne le sait pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu as fait fort également, je m'en souviens comme si s'était hier. C'était avant-hier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré mon comportement nocturne, la proposition est tombée : un chasseur de têtes réputé veut ma peau, il ne connait pas ma violence et mon arrogance. Il est prêt à mettre le prix ; je dois être rentable. Il ne connaitra que &lt;b&gt;Bruce Wayne&lt;/b&gt;. Il ne connaitra pas mon Batman. Celui de 20h. &lt;i&gt;"Whisky Cigare MasterCard"&lt;/i&gt;. Celui qui vomit du Bondi Iceberg sous la douche le matin. Qui se réveille en se promettant de ne plus faire la fête et qui reproduit un processus identique, chaque soir. Resto, poivrot, vomito.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai envie de parler de lui, celui qui nous permet de constituter un &lt;b&gt;triumvirat&lt;/b&gt;. Ses sorties m'impressionnent ; réservons-lui prochainement un billet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils me détestent tous avec délectation. Je surplombe la vallée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai attendu ton billet avec impatience mais il n'est pas venu. Je te lirai depuis les cîmes, là où nous sommes si bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette semaine s'annonce décisive pour la suite. Tu le sais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'en veux de te laisser seul parmi cette masse floue de particules qui s'entrechoquent. Fais quelque chose : crée du lien, pousse-les à la faute, vis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t'écrirai.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Buk&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-1998915380292705503?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/whisky-cigare-mastercard.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8763039664236171951.post-427360306773213311</guid><pubDate>Tue, 09 Mar 2010 12:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2010-03-09T13:36:28.601+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Bukowski</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Moody</category><title>Charles Bukowski</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Lew,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 9 Mars 1994, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charles Bukowski &lt;/span&gt;nous quittait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 10 ans, je n'en savais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as tout de même vécu 74 ans, malgré les cigarettes et bouteilles que tu enquillais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui vivrait cela aujourd'hui, réellement et vrai-ment comme tu l'as fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre de petits boulots dans une misère totale pour écrire ; subsister pour écrire ou écrire pour subsister ? Hôtels minables, compagnons de fortune alcooliques et bagarreurs, revers littéraires ont jonché ta vie avant de connaitre le succès que l'on connait. Le succès : une vraie porte de sortie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous t'avons connu en France grâce à Bernard Pivot et son émission "&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=fSrUpEp68KI"&gt;Apostrophes&lt;/a&gt;" (1978) où tu as fait "scandale". Scandale pour la France conservatrice de l'époque, entendons-nous. Aujourd'hui, Charles, on place des gens dans un endroit et on les regarde vivre à la télévision. Je te rassure, le concept n'intéresse plus personne. Merde, ça avait quand-même plus de gueule...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de chemise ajustée, pas de style, ni de vêtements propres, des compagnes peu fréquentables, une vraie tronche et sans doute une haleine envinée, masquée par l'odeur du tabac dégueulasse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as aligné les poèmes et les écrits, comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hank Moody&lt;/span&gt; aligne les gonzesses dans son plumard. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hank Moody&lt;/span&gt; est le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charles Bukowski&lt;/span&gt; beau et désirable. Plagiat énorme, jusqu'au pseudo, ne nous le cachons pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu parles de toi à la première personne, à la troisième personne. Tu ne parles pas de toi, tu parles de ce que tu aimerais être et ce que tu aimerais détester. Tu troubles par la franchise de tes vers &amp;amp; ta sensibilité, associés à un train de vie déroutant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il est écrit sur ta tombe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Don't try".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buk&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8763039664236171951-427360306773213311?l=oraisons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://oraisons.blogspot.com/2010/03/charles-bukowski.html</link><author>noreply@blogger.com (Humanoïdes)</author><thr:total>1</thr:total></item></channel></rss>
